Avec pour double objectif de préserver la diversité biologique et de valoriser les territoires, l’Europe s’est lancée, depuis 1992, dans la réalisation d’un ambitieux réseau de sites écologiques appelé Natura 2000. Le maillage de sites s’étend sur toute l’Europe de façon à rendre cohérente cette initiative de préservation des espèces et des habitats naturels.
Aujourd’hui, fort de 25000 sites, le réseau Natura 2000 participe activement à la préservation des habitats naturels et des espèces sur l’ensemble du territoire de l’Union Européenne.
Depuis le printemps 2010, le massif du Roc d’Enfer est classé Espace Natura 2000 sur une superficie de 4054 hectares, seules quelques pistes font partie de ce périmètre mais l’ensemble du domaine skiable est attenant à cette zone.
D'altitude modeste (2244 m), le Roc d'Enfer constitue néanmoins le point culminant du Chablais occidental (Haute-Savoie), à l'ouest de la Dranse de Morzine. Il se situe dans les " Préalpes " au sens géologique du terme.
Le massif du Roc d'Enfer présente une grande variété de milieux naturels appartenant aux étages montagnard et subalpin, voire alpin au sommet du Roc. Il conserve des secteurs vierges de tout équipement d'envergure.
Le site comporte 19 habitats naturels d'intérêt communautaire, dont 3 sont prioritaires. Témoignant de la diversité du secteur, il s'agit :
- de milieux forestiers (forêts de ravins, cembraies, bois tourbeux de Pins à crochets...),
- de secteurs aquatiques ou humides (lacs à eaux mésotrophes, tourbières basses et buttes de sphaignes...),
- de milieux rocheux,
- de landes, de pelouses et prairies héritées des pratiques agricoles ancestrales.
Le site abrite 2 espèces végétales d'intérêt communautaire : Sabot de vénus et Chardon bleu, et 1 espèce animale d'intérêt communautaire : le Lynx d'Europe.
On y observe également un cortège important de plantes remarquables, souvent protégées.
Les odonates (libellules inféodées aux zones humides) y sont bien représentées.
La présence de la Vipère péliade y est avérée.
Toutes les espèces françaises d’ongulés, à l'exception du bouquetin, y sont présentes.
Depuis sa réintroduction en 1970, la Marmotte des Alpes y est également présente.